dimanche 25 octobre 2009

Miettes de la table, Matthieu 20:29-34

Année D - 25 octobre 2009, 30e dimanche du temps ordinaire - Matthieu 20:29-34

La tradition orientale a fait du cri des deux aveugles de Jéricho - « Seigneur, Fils de David, aie pitié de nous » - la prière chrétienne par excellence : prière de Jésus, rythme du souffle de l'être humain…

Tout est dans cette formule – qui est bien plus qu'une formule :

  • la reconnaissance de Jésus comme Seigneur
  • son titre de Fils de David qui le situe dans notre histoire comme le plein accomplissement des promesses qui nous sont données.
  • sa miséricorde qui pointe en lui l'amour de Dieu qui nous est révélé

Prier la prière de Jésus, c'est entrer dans la révélation de cet amour qui a un nom, une histoire et un objectif : nous rendre libres !!!

Un objectif qui vaut de nous faire crier plus fort que les foules qui voudraient nous faire taire ! Ces foules qui nous disent : tu n'es pas assez bien, pas assez intéressant(e), pas assez digne de l'amour de Dieu…

Ce n'est pas sur ce terrain-là que Jésus nous rencontre. Peut-être pas non plus sur celui de la « pitié », suggérée par nos traductions françaises…

Mais sur celui de la miséricorde, de la hesed hébraïque, émotion des profondeurs, libérée de tout calcul, enracinée dans la générosité de Dieu… Cette miséricorde de Dieu n'annule ni notre liberté ni notre valeur.

Dans le texte, les aveugles doivent répondre à la question de Jésus : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »

A nous aussi de répondre à cette question quand elle se pose dans nos vies…

… Et de suivre Jésus comme les hommes de Jéricho.

Jean VILBAS

jeudi 22 octobre 2009

Demain, fêtez Dieu, en tout inclusivité !

Le vendredi 23 octobre à 19h30, ce sera la reprise des célébrations "Fêtez Dieu" à La Maison Verte. Ces soirées de prière oecuménique sont co-organisées avec l'association David et Jonathan, qui propose un accueil chrétien des personnes LGBT.

Thème de l'année : la justice et la grâce de Dieu !

La Maison Verte 127 rue Marcadet Paris 18e, M°Lamarck ou Jules Joffrin

dimanche 18 octobre 2009

Miettes de la table, Marc 10:32-34

Année D - 18 octobre 2009, 29e dimanche du temps ordinaire - Marc 10:32-34

Notre vie est une lente montée vers Jérusalem, vers la manifestation pleine et entière de qui nous sommes.

Nous savons que des épreuves nous attendent, que « le monde » nous persécutera, n'acceptera pas ce que nous sommes.

Nous savons qu'au terme une épreuve majeure nous attend, qu'il nous faudra traverser, que nous mourrons à une part de nous-mêmes, que nous devrons abandonner le vieil homme, celui que le monde connaît, comme on quitte une tunique. Et se montrer alors nu et vulnérable. Et l'on sera peut-être crucifié. Oh, il y a mille et une façons de le faire et les mots ne sont pas les moindres clous qui s'enfoncent dans notre chair ! Nous n'en connaissons que trop de ces mots qui nous blessent, qui coulent sur nous comme des crachats, qui nous giflent.

Et nous avons peur. Quoi de plus normal ? Mais nous ne sommes pas seuls ; Jésus est là qui marche avec nous. Et il nous prend à part et nous dit qu'après trois jours nous ressusciterons, nous nous relèveront pour une vie nouvelle et en plénitude.

Mais Jésus nous a averti, juste avant : impossible pour l'homme de se sauver par ses propres forces. Seul Dieu peut le faire. C'est par l'Amour que la résurrection opère.

José VINCENT

mercredi 14 octobre 2009

Samedi 14 novembre, échange public : Reconnaître et bénir les couples de même sexe ?

C’est la question à laquelle nous réfléchirons le samedi 14 novembre entre 15h et 18h au cours d’un après-midi de conférence/débat à la Maison Verte, 127-129 rue Marcadet Paris 18e (Métro : Jules Joffrin).

Cet après-midi est organisé par un groupe protestant de réflexion théologique composé de membres d’associations chrétiennes LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi et Trans), de pasteurs, de théologiens et de membres d’Eglises. Ce groupe se réunit régulièrement depuis plus d’un an pour réfléchir sur les notions de couple et de bénédiction pour proposer des éléments de liturgie qui prendraient leur place dans une célébration pour des couples de même sexe dans un cadre ecclésial.


Au cours de cet après-midi interviendront : Olivier Abel, professeur d’éthique et de philosophie à la faculté de théologie protestante de Paris et Corinne Lanoir, pasteure, professeure assistante en ancien testament à la faculté de théologie de Lausanne et directrice du centre Agape.


Programme :
Présentation des premiers travaux de ce groupe de réflexion théologique sous forme de point d’étape
Intervention de Corinne Lanoir
Intervention d’Olivier Abel
Débat

dimanche 11 octobre 2009

Changer de sexe... documentaire à voir sur le net jusqu'au 25 octobre




Changer de sexe, pour un instant ou pour la vie

diffusé dimanche 11 octobre sur France 4

Un documentaire inédit de Olivier Delacroix Production : Story Box France • (2009)• 52'•

Comment ont-ils pris leur décision ? Ils confient leur parcours, leur choix, souvent leur lutte et leurs blessures, et surtout leur nouvelle vie. Une manière aussi de briser certains tabous. Que se passe-t-il dans la tête d’un individu qui décide pour un moment plus ou moins court ou pour toujours, de mêler sa propre identité aux codes de celle du sexe opposé ? Autant de témoignages, d’expériences de vie mais aussi d’ambiguïtés qu’Olivier Delacroix nous livre sans jugement.


Vous y retrouverez une amie du Carrefour Chrétien Inclusif, Anne-Gaëlle.


vers la page VIDEOSVoir le documentaire >>

Les diffusions télé:
Dimanche 11 octobre à 20h35,
Lundi 12 octobre à 00h20,
Mercredi 21 octobre à 22h05,
Samedi 24 octobre à 17h45

Miettes de la table, Matthieu 19:1-15

Année D - 11 octobre 2009, 28e dimanche du temps ordinaire - Matthieu 19:1-15

Ce texte sur la répudiation n’est pas sans lien avec celui qui le précède sur le « débiteur impitoyable » qui est un enseignement sur le pardon.

Dans la première partie du texte, Jésus guérit avec beaucoup de simplicité sans poser aucune question aux gens, sensible à leur détresse, sans savoir s'ils respectent les lois et les rites.

Comme d'habitude, les Pharisiens essaient de le coincer, lui posent une question sur un sujet qui fâche : la répudiation de la femme. La loi relative à la répudiation est présente dans le Deutéronome, au chapitre 24 : dans ce contexte, le mari qui renvoie sa femme ne peut plus changer d'avis.

Jésus se contente de réciter les textes de l'Ecriture avec calme. Il rappelle, en citant la Genèse, l’intention originelle de l’amour partagé. Les Pharisiens contre-attaquent en citant la loi de Moise.

Jésus leur reproche leur dureté de cœur ou plutôt, il pointe ce qui est dureté de cœur dans cette référence à la loi qui ne s’inquiète ni des préjudices faits à la femme avant la répudiation ni de sa situation après celle-ci.

En un sens, l’interdit radical de Jésus est peut-être un « progrès » visant à garantir la protection de la femme.

Mais l’injonction : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » est-elle un interdit de tout divorce ?

Les rapports hommes-femmes sont différents de la société où nous vivons : la femme n'existe plus uniquement en fonction de son mari, elle n’est que soumise aux désirs de son mari, sans aucun droit à l'erreur.

Le divorce est parfois un choix vers la vie… Dans un couple, on est deux et on ne chemine pas forcément au même rythme ; rester ensemble par obéissance peut être d'une fausseté énorme, cause de bien des drames. Vivre en couple c'est une belle aventure, c'est faire confiance mais il y a un risque d'échec ! Le texte n’idéalise pas le mariage et la famille.

Les enfants qui sont bénis le sont pour eux-mêmes : distance importante d’avec la culture du temps de Jésus qui ne leur donnait un statut qu’en tant qu’enfants de…

Le texte donne encore une place aux eunuques qui sont hors de l’institution du mariage et apparaissent comme des marginaux sexuellement et socialement.

La leçon de ce texte est que le Royaume n’est pas ici ou là, dans un état ou un autre, ni même au-delà seulement de tous les états qui tissent nos vies ; il est à accueillir avec une simplicité d’enfant dans chacun de nos états : l’eunuque, la femme répudiée, la personne homosexuelle ou transgenre peuvent y goûter pleinement.

Notes de lecture d'une étude biblique présentée à Rendez-vous chrétien

lundi 5 octobre 2009

Agenda - Octobre

Vous trouverez ici les activités des partenaires du CCI et d'autres annonces de rencontres inclusives, célébrations et moments conviviaux.

dimanche 4 octobre 2009

Miettes de la table, Luc 14 :15-24

Année D - 4 octobre 2009, 27e dimanche du temps ordinaire - Luc 14 :15-24

Etrange parabole que celle-ci qui mêle inclusivité et dureté !

De l’inclusivité, il y en a, du début à la fin, à travers la belle image du festin ; celui-ci est en lui-même un signe de la généreuse hospitalité de Dieu. A ce grand repas, beaucoup sont invités et déclinent l’invitation ; elle s’adresse alors à d’autres, qui ne comptent pas parmi les convives qu’il convient d’avoir à sa table : les « pauvres, estropiés, aveugles et boiteux » ramassés en tous lieux font partie de ceux qui ne peuvent rien offrir en retour de leur invitation.

Mais quelle dureté aussi apparaît dans les traits du maître !

Sa réponse aux dérobades des premiers invités est sans appel, fruit de sa colère, légitime mais rigoureuse. Et sa seconde invitation apparaît bien coercitive : il est en effet question de contraindre d’entrer ceux qui seront trouvés sur les places et dans les rues de la ville. Ce maître à l’ambiguë générosité n’est pas un portrait exact du Dieu dont l’amour s’est manifesté en Christ.

La pointe de la parabole est ailleurs : pas dans la liste des raisons invoquées pour incliner l’invitation, mais dans le constat posé sur une humanité qui refuse l’amour de Dieu ou du moins choisit de ne pas lui accorder une valeur prioritaire.

Dans le texte, elle touche en premier lieu ceux qui refusent le message du Christ et sa générosité sans limite.

Cette parabole nous invite aujourd’hui à réfléchir aux réponses que nous donnons aux invitations de Dieu qui se font jour dans nos vies agitées.

Dans ces Miettes, dans nos rassemblements et rencontres avec d’autres chrétiens, sa table est toujours prête à nous accueillir.

Jean VILBAS