dimanche 28 février 2010

Miettes de la table, Luc 9 : 28-36

28 février 2010, 2e dimanche de carême, Luc 9 : 28-36

On ne vit plus que Jésus seul ! Expression d’un strict exclusivisme religieux ? Comment cela se pourrait-il alors même que Moïse – la Loi – et Elie – les Prophètes – ont été convoqués pour l’affaire ? Leur apparition souligne tout ce qui relie Jésus à la force de leur message ; leur disparition soudaine révèle son accomplissement à la personne de Jésus.

On ne vit plus que Jésus seul ! Expression d’une obsession monomaniaque des disciples ? Le texte les dépeint au contraire plutôt enclins à la dispersion, passant de l’enthousiasme à la frayeur. Se recentrer sur Jésus les conduit au silence, signe de paix intérieure.

On ne vit plus que Jésus seul ! Un cantique de la tradition évangélique m’a toujours profondément dérangé :

« Vers Jésus, lève les yeux,

Contemple son visage merveilleux !

Et les choses de la terre pâliront peu à peu

Si tu lèves vers Jésus les yeux ! »

Comment celui qui est venu habiter notre humanité pourrait-il m’inviter à m’en détacher, à faire abstraction de la vie, de ses joies auxquelles il a goûté et de ses peines qu’il a partagées ? Certes, ce cantique dit aussi l’espérance chrétienne mais est-elle à ce point détachée de notre expérience humaine ?

On ne vit plus que Jésus seul ! Il me semble que l’essentiel de ce passage se concentre dans le verbe voir. Voir Jésus, c’est le lire dans Moïse et Elie. C’est découvrir sa présence quand l’enthousiasme ou la frayeur me gagnent. C’est reconnaître mon humanité habitée par sa présence.

Mon regard a besoin d’une vraie conversion pour y parvenir. Non pour que le reste pâlisse mais pour que la présence de Jésus m’apparaisse réelle dans tout ce que je vis et suis. Cette présence dont la nuée est le signe dans notre passage.

Notre texte associe deux autres signes à la nuée. L’éclat d’abord ! Celui de la résurrection ici en quelque sorte anticipée ! Le regard que je pose sur Jésus est-il éclairé par une foi qui reconnaît en lui le Ressuscité, celui qui a le dernier mot sur tous les pouvoirs de destruction ? La voix aussi ! Celle de Dieu qui fait de Jésus le porte-parole de l’amour de Dieu ! Le regard que je pose sur Jésus sait-il se faire écoute de l’amour de Dieu pour moi et pour l’humanité tout entière ?

On ne vit plus que Jésus seul ! Jésus, Verbe de Dieu fait chair, donne-moi de te voir et de voir en toi l’amour inconditionnel de Dieu.

Jean VILBAS

Autres lectures : Psaume 26 , Genèse 15 : 5-18 , Philippiens 3 : 17 - 4 : 1

mercredi 24 février 2010

Retraite du 13 au 16 mai 2010 : "Homme et femme il les créa" : programme et bulletin d'inscription!

Pour la 9e année consécutive, des chrétiens LGBT ou non, ayant une approche positive de la diversité humaine, ont choisi de se retrouver pour un temps de rencontre, de partage, de célébration et d'études.

Thème

Homme et femme il les créa (Genèse 1 :27)

Activités

Ø Exposés et études bibliques sur Genèse 1:24-31

Ø Ateliers créatifs (méditation, théâtre, relooking) et thématiques

Ø Groupes de partage

Ø Table-ronde sur la cohabitation des hommes et des femmes en Eglise

Ø Célébrations œcuméniques et temps de prière

Ø Convivialité et partage.

Lieu

La retraite a lieu au Centre de retraite des Lazaristes (7, rue du Baron-de-Nivière, àVillebon-sur-Yvette 91122 Palaiseau Cedex), à 20 km de Paris-Sud, à l’entrée de la Vallée de Chevreuse. Le Centre est installé dans le château de Villebon (XVIIe siècle) au centre d'un magnifique parc de 15 ha.

Programme complet de la retraite et bulletin d'inscription en cliquant ici.

Lettre à l'Archevêque de Paris

Lettre ouverte du Pasteur Stéphane Lavignotte, Pasteur de la Maison verte de Paris 18e (Mission populaire évangélique), membre du Carrefour de chrétiens inclusifs.


Monsieur l’archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, le 30 novembre dernier, nous avons célébré à l’église Saint-Merri, à Paris, une soirée de prière œcuménique à l’occasion de la journée mondiale contre le sida, en communion avec les malades en France mais aussi dans les pays du Sud, avec des malades de l’association Basiliade. Au beau milieu de la soirée, un groupe de jeunes gens a interrompu la lecture de l’Evangile, jetant des boules puantes et des œufs sur l’assemblée et les célébrants, criant : «Pas de gays dans nos églises.»

Nous n’avons pas évoqué publiquement cette agression, ne souhaitant pas donner de la publicité aux groupuscules qui imaginent que les idées haineuses de l’extrême droite puissent avoir un quelconque rapport avec le message d’amour du Christ. Si je vous interpelle aujourd’hui c’est que cet incident n’est plus isolé. Dimanche 14 février, sur le parvis de Notre-Dame, plusieurs couples homosexuels, de retour d’un kiss-in organisé place Saint-Michel à l’occasion de la Saint-Valentin, se sont embrassés sur la place Jean-Paul-II, espace public. Ils ont été pris à partie par des groupes de jeunes catholiques proférant des insultes homophobes telles que «tarlouses de merde», «les pédés au bûcher», «cassez-vous, on est chez nous», «allez faire ça chez vous», les repoussant hors de la place. Que se serait-il passé si les forces de l’ordre ne s’étaient pas interposées ?

Ces deux incidents m’inquiètent. Les célébrations pour la journée mondiale contre le sida ont lieu depuis de nombreuses années à Saint-Merri, dans notre temple protestant de la Maison verte et à l’église des Blancs-Manteaux. Nous n’avions jamais subi une telle agression. Lors de l’incident place Jean-Paul-II, des jeunes catholiques, devant des caméras et les forces de l’ordre, ont proféré sans retenue des insultes, sans doute judiciairement condamnables, en tout cas bien loin de l’agapê chrétienne. Elles s’ajoutent à l’agression d’une célébration œcuménique inter-associative à Lille en juin 2008, d’un bar à Laval en avril 2009, du centre LGBT de Nantes en janvier 2010, à chaque fois par des personnes se revendiquant des positions actuelles du Vatican.

Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui certains jeunes catholiques se sentent autorisés à de tels comportements qui n’avaient pas lieu hier ? Cela tient-il à la compréhension qu’ils ont des décisions de l’Eglise catholique durcissant le refus de l’accès des homosexuels à la prêtrise et à la vie en communauté ? Des positions des Eglises catholiques, notamment en France, contre l’ouverture du mariage, de l’adoption et de la PMA pour les couples de même sexe ? Nous ne sommes sans doute pas d’accord sur ces sujets. Mais j’avais noté avec satisfaction l’affirmation du Vatican, par Jean Paul II dès 1992 et par Benoît XVI en 2008, selon laquelle son refus d’évolutions législatives ou ecclésiales sur ces sujets n’empêchait pas son refus de l’homophobie. Ces jeunes gens qui se réclament d’une défense vigoureuse de Benoît XVI - j’en veux pour preuve leur slogan «Habemus papam» place Jean-Paul-II ou l’évocation de «nos églises» dans l’agression dont nous avons été l’objet - semblent, eux, ne pas faire la différence.

Je ne peux croire que vous restiez silencieux sur de tels comportements, bien que pour l’instant informé de l’incident de Saint-Merri par des participants, vous n’ayez toujours pas réagi. Parce que ces jeunes ne sont pas des «dissidents» de l’Eglise catholique mais se revendiquent comme les plus fidèles de vos fidèles, une absence de prise de position pourrait leur laisser croire une sympathie de votre part et valider leur amalgame entre les positions de l’Eglise catholique et la légitimité de l’homophobie, les incitant à recommencer des actes condamnables. Je ne peux croire que vous ne condamniez pas publiquement de tels contre-témoignages de l’Evangile qui rejaillissent sur l’ensemble des chrétiens. Comme vous l’a demandé aussi l’association chrétienne LGBT David et Jonathan, une parole claire de votre part est attendue.


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Publications en ligne de la lettre sur Protestants dans la ville et dans Libération.

dimanche 21 février 2010

Miettes de la table, Luc 4 : 1-13

21 février 2010, 1er dimanche de carême, Luc 4 : 1-13

Le combat que se livrent Jésus et Satan dans cet épisode de la tentation se situe sur le terrain de l’Ecriture. L’un comme l’autre la citent dans l’argumentation qui les oppose.

Mais ils ne le font pas de la même manière.

Satan fait du texte un prétexte… La citation de Psaume 91 : 11-12 intervient en bout de course, quand tout le pouvoir séducteur des sollicitations a été épuisé et que Jésus n’a cédé ni à la tentation de se servir ni à celle de le servir. Satan met alors en question la relation de Jésus à son Père en l’affrontant à une promesse dont il refuserait de voir l’accomplissement.

L’argumentaire de Jésus est beaucoup plus serré.

D’une part, il répond directement aux sollicitations de Satan en refusant toute invitation au spectaculaire. Jamais il ne se détourne de la priorité du service de Dieu.

D’autre part, il apporte à ces sollicitations une réponse systématique. L’ordonnancement de ses trois citations réaffirme trois vérités spirituelles :

- l’homme est fait pour la relation à Dieu (Deutéronome 8 : 3)

- cette relation est radicale et exclusive (Deutéronome 6 :13-14)

- cette relation est faite de gratuité et de liberté (Deutéronome 6 :16)

Enfin, il apporte une réponse cohérente : toutes les citations faites par Jésus sont extraites d’un même corpus – celui du Deutéronome.

En les plaçant dans la bouche de Jésus, au désert comme le peuple qui les a reçues comme loi, l’évangéliste nous invite à voir en Jésus celui qui récapitule en sa personne l’histoire d’Israël.

Ce texte peut ne pas nous apporter de réponse immédiate ou de recette dans nos propres combats spirituels. Il peut même poser plus de questions qu’il n’en résout sur l’origine de la tentation : ici, c’est le Saint-Esprit qui conduit Jésus au cœur même de l’épreuve, fût-elle spécifique.

Il nous est possible toutefois de retenir l’exemple de Jésus face à l’Ecriture et de nous demander quel usage nous en faisons pour nous-mêmes ou pour les autres.

Jean VILBAS

Prière :

Jésus, Parole de Dieu faite chair, l’Ecriture nous dit une histoire : celle de l’amour de Dieu pour l’humanité tout entière, celle dont tu es le témoignage ultime.

Donne-nous d’appréhender l’Ecriture avec intégrité et bon sens ; délivre-nous de la tentation d’y chercher des recettes faciles et des promesses fallacieuses ou encore des condamnations sans appel… pour nous-mêmes et pour les autres.

Que l’Ecriture fasse résonner pour nous le grand vent de liberté de ton Esprit et nous soit utile pour nous apprendre comment t’aimer et comment aimer nos proches. Amen.

Autres lectures : Psaume 90, Deutéronome 26 : 4-10 , Romains 10 : 8-13

mercredi 17 février 2010

Miettes de la table, Matthieu 6 : 1-6 , 16-18

17 février 2010, mercredi des cendres, Matthieu 6 : 1-6 , 16-18

N’allons pas faire du carême un temps fort ; il est le temps du quotidien.

Le temps fort, c’est Pâques : passage de la nuit du tombeau à la clarté de la vie. Passage de la Mer Rouge : une nuit pour échapper à la pression de l‘ennemi et s’engager sur la voie de la terre promise. Passage des eaux, baptême, moment furtif où il est dit du Christ et de chacun des baptisés depuis : « Tu es mon fils bien-aimé ; en toi j’ai mis tout mon amour. » C’est important les moments forts, dans nos vies, qui nous retournent comme des crêpes, qui nous convoquent à la vie, comme ça, en un clin d’œil, et tout est transformé... J’espère qu’on a chacun, dans sa vie, le souvenir d’un moment pareil...

Mais bon, ce n’est pas le tout de la vie chrétienne, ces moments forts. La traversée de la mer se fait en une courte nuit, et puis il y a quarante ans de désert ; le temps pour Jésus d’être plongé dans le Jourdain et d’en ressortir, c’est rapide, et puis aussitôt il y a quarante jours de désert. Notre vie chrétienne, c’est aussi cela : un moment fort, un jour, une nuit, et ça irrigue toute une vie... souvent banale et quotidienne de quarante jours ou quarante ans ou plus... Le temps du carême, il est de cette couleur-là, la couleur du quotidien et du banal.

De ce temps-là, Jésus nous dit qu’il est pour l’aumône, la prière, le jeûne. L’aumône, la prière, le jeûne, cela ne relève pas d’un temps fort, mais du quotidien banal de nos vies de tous les jours. Le propre du Carême, ce serait juste de nous le rappeler, comme une piqûre de rappel. Et comme cela relève du quotidien sans fard ni esbroufe, point besoin de mise en scène, de spectacle, de publicité ; rien que le quotidien des petites attitudes simples de la vie de tous les jours.

Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose non plus de nouveau dans ce que dit Jésus à ses disciples : un simple rappel de l’unique commandement, celui de l’amour de Dieu, du prochain et de soi. Pas un programme d’exception ; le même et unique programme pour tous les jours ordinaires de la vie. L’aumône, cela concerne ma relation à l‘autre, à mon prochain ; la prière, il en va de ma relation à Dieu ; le jeûne, c’est ma relation avec moi-même... Et tout cela est une affaire de tous les jours. Chaque jour pour vivre comme des justes, c’est-à-dire pour s’ajuster. Et s’ajuster à Dieu d’abord. Mais cela ne va pas sans s’ajuster aux autres et à soi. C’est tout un, dit l’évangile. Et c’est à redécouvrir chaque jour.

On place souvent le carême sous le signe du renoncement. Mais cela ne marche que si on fait du carême un temps fort ; parce qu’on ne peut pas faire de toute sa vie un renoncement. Symbole du quotidien des jours, le carême est bien plutôt à placer sous le signe de l’abondance de vie à laquelle on aspire. Dieu ne veut pas que nous soyons mesquins dans notre soif de vie. Dieu ne veut pas que nous perdions notre temps à courir après de petites récompenses qui ne valent pas tripette. Non, Dieu veut donner beaucoup, comme d’habitude, c’est pour cela qu’il exhorte à renoncer aux petites récompenses mesquines et vaines de la gloriole et de la frime.

Voilà donc le temps du carême : pas un temps factice d’exercices pieux à faire d’un air contrit ; mais le temps de Dieu, de la vie véritable, de sa présence en nous ; le temps de l’amour ;le temps de la conversion de nos rapports à Dieu, aux autres, à soi. Le temps de tous les jours de notre vie... et on a quarante jours pour s’en souvenir et s’en convaincre à nouveau !

Jean-Luc-Marie FOERSTER

Autres lectures : Psaume 50 , Joël 2 : 12-18 , 2 Corinthiens 5 : 20 - 6 : 2

dimanche 14 février 2010

Miettes de la table, Luc 6 : 17-26

6e dimanche du temps ordinaire, Luc 6 : 17-26

Nous connaissons tous ce texte des Béatitudes. Quelle contradiction apparente ! « Heureux les pauvres, heureux vous qui avez faim ! » Dieu aime que l’on ait besoin de Lui. Comme il n’aime pas s’imposer, il ne force personne. Celui, par exemple, parce qu’il a la santé, ou la fortune, croit maîtriser sa vie de A à Z, il lui répond : « Tu n’as donc pas besoin de moi. »

La vie actuelle nous inculque qu’il ne faut manquer de rien pour être heureux, jusqu’au dernier matériel à la mode et qu’il faut avoir à tout prix. Et fondamentalement, ces besoins en entraînent d’autres, et au final il nous manque toujours quelque chose.

Ici, Jésus parle d’un manque qui trouve enfin sa résolution définitive. « Le Royaume de Dieu est à vous » , « vous rirez », « vous serez rassasiés ». Dieu ne veut pas que nous soyons dépendants de Lui pour avoir un pouvoir sur nous. Il veut que l’on lui dise librement qu’on a besoin de Lui. Parce que c’est vrai d’une part, et puis parce qu’on a confiance, qu’on sait qu’il ne veut pas nous manipuler pour en tirer un quelconque profit, car il a déjà tout, Lui.

Ce qu’il désire, c’est l’amour de sa créature. Pas un amour forcé mais un amour qui se donne même dans l’humilité et la faiblesse. Un amour tout simple.

J’ai toujours été touché dans la Bible par le don jugé minime et pourtant si grand pour la vieille dame. Quant on ne peut pas donner beaucoup inutile de faire du cinéma à Dieu en lui faisant croire que l’on vaut plus. Parce qu’on s’imagine qu’il nous aimera davantage et qu’aussi ça nous arrange.

N’ayons pas peur d’être indignes ou trop petits pour Dieu, c’est là qu’il nous trouve les plus vrais, parce que nos protections, nos façades tombent et qu’il peut nous atteindre en vérité.

Et c’est là qu’il est souvent le vrai dépouillement. Nos sécurités nous éloignent souvent de Celui qui connaît nos vrais besoins.

Alors aujourd’hui, où nous pensons « oh non justement pas aujourd’hui je suis pas assez prêt », ben accordons Lui quelques minutes de notre temps, gratuitement. Trouvons des raisons de le remercier, de le louer, de lui dire qu’on l’aime et que sans Lui, sans la foi qu’il a mis en nous, les choses ne seraient pas pareilles.

Dieu nous prendra toujours (et même surtout) si l’on se sent « pas assez bien ». Il a besoin de nos creux, de nos vides. Il peut ainsi nous nourrir de son Amour, parce que justement nous lui en donnons l’occasion.

Qu’est ce que Dieu pourrait apporter à quelqu’un de parfait qui se suffit à lui-même ?

Le plus dur est d’accepter quotidiennement de figurer devant Lui « tel quel » avec nos failles, nos imperfections. Son amour se justifie alors. « Oui tu es pécheur, je le sais ! Mais n’oublie pas que l‘amour que j’ai pour toi dépasse tout cela. »

Eric LOUIS

Autres lectures : Psaume 1, Jérémie 17 : 5-8, 1 Corinthiens 15 : 12-20

dimanche 7 février 2010

Miettes de la table, Luc 5 : 1-11

5e dimanche du temps ordinaire, Luc 5 : 1-11

Singulier usage d’une barque devenue chaire à prêcher. Il montre l’irruption de la Parole au cœur du quotidien ; elle rejoint la foule des auditeurs attentifs comme les pêcheurs encore absorbés par leurs tâches quotidiennes.

Singulier portrait de Jésus en maître-pêcheur, une fois que la barque est revenue à son usage premier. Il révèle la générosité de Jésus qui remplit à profusion le quotidien le plus harassant et le plus stérile.

Singulier effroi de Pierre et de ses compagnons qui ne savent comment rester en présence de Jésus. Il pointe le sentiment de pauvreté qui s’empare de toute personne confrontée à la radicalité des exigences de Jésus.

Singulier message de Jésus. Il est porteur de paix, réponse à la frayeur exprimée ; il montre comment l’Evangile transforme les vies sans jamais les dénaturer.

Singulier départ de Pierre et de ses compagnons. Il fait entendre l’irrésistible attraction de l’appel de Jésus.

Singulier cheminement que celui des pêcheurs qui passent d’une préoccupation (leurs filets) à une autre (la mission). Il nous invite à revoir nos priorités.

Jean VILBAS

Autres lectures : Psaume 137, Esaïe 6 : 1-8, 1 Corinthiens 15 : 1-11

jeudi 4 février 2010

Du 13 au 16 mai 2010 : 9e retraite du CCI

Pour la 9e année consécutive, des chrétiens LGBT ou non, ayant une approche positive de la diversité humaine, ont choisi de se retrouver pour un temps de rencontre, de partage, de célébration et d'études.

Rejoignez-nous pour ce temps privilégié, du 13 au 16 mai 2010 à Villebon-sur-Yvette (91, France) au centre de retraite des Lazaristes.


Le thème de cette année : "Homme et femme il les créa" (Génèse) donnera certainement lieu à d'intenses moments de réflexion très ouverts... que ce soit sur la fameuse "complémentarité" entre homme et femme, les notions de féminité et masculinité, la place des femmes dans les églises chrétiennes ou sur les questions liées aux transidentités. Bienvenue à touTEs : nous publierons le détail du programme et le bulletin d'inscription très prochainement !

Tarif : 110 € pour la retraite entière (activités + pension complète pendant 3 nuits en chambre double avec petits déjeuners, repas, goûters, etc.)