lundi 31 mai 2010

Miettes de la table, Luc 1 :39-56

31 mai 2010, Visitation, Luc 1 :39-56

C’est d’abord une histoire de femmes.

C’est l’histoire d’une jeune fille qui part, en hâte, seule, traverser la montagne, pour se rendre chez une autre femme de sa famille. Cette femme, que le temps et les épreuves de la vie on rendu sage, connaît la honte sociale de la stérilité, et c’est à elle que s’adresse une fille qui s’attend à la honte sociale d’une grossesse sans époux. C’est la montagne de l’épreuve qu’elle doit traverser seule.

Une fois atteinte sa destination, Elisabeth lui donne plus que du réconfort : elle lui donne la reconnaissance, celle de son état de future mère. Elisabeth est la première à déceler en elle les signes de la grossesse. Cela c’est aussi une histoire de femmes, et pas encore de médecins. Elisabeth lui confirme ce qu’elle savait déjà de son corps.

C’est alors la bénédiction du verset 42 : « Bénie sois tu entre les femmes et béni soit le fruit de ton ventre. » Combien de femmes avant elle, avaient déjà entendu ces mots qui annoncent leur état, et appellent la protection divine sur l’enfant à naître.

Jusqu’à là, c’était l’histoire des femmes, leurs voix. A leur place on entend maintenant une autre voix : qui parle ? Qui chante ? Marie, ou alors Elisabeth, comme certains manuscrits latins l’écrivent ? L’une ou l’autre, l’hymne du Magnificat n’est sûrement pas celui d’une mère. Dans la voix qui chante ce n’est pas la mère qui parle, c’est la fille d’Israël, son chant se n’est pas une berceuse, son chant est celui de la puissance et de la justice divine.

Les premiers versets de cette louange (Luc 1, 46-49) expriment la joie, le bonheur de celle/de celui qui se sait béni par Dieu. Et cette bénédiction s’étend dans le futur. On trouve ici (v. 48) le seul verset où apparaît un verbe au futur.

Dans les versets 49-50, la condition de cette bénédiction est exprimée : affirmer la sacralité du nom de Dieu et craindre son nom. A tous ceux qui reconnaissent cela, l’amour de Dieu est garanti de génération en génération. Les verbes sont ici au présent, car la compassion de Dieu, ne concerne ni le passé, ni le futur, mais le présent qui est toujours actuel.

Dans la troisième partie du chant on explicite en quoi consiste l’amour de Dieu : on loue la puissance de son action dans l’histoire, de sa justice qui s’exerce et remet de l’équilibre là où il n’y en a plus. On entend ici puissante, la voix de l’Ancien Testament. Car qui bénéficie de cette action sinon Israël, envers lequel il a pris un engagement.

Dans les différentes traductions en ma possession, les versets de 51 à55, là où il s’agit des bienfaits de Dieu, ont le verbe au passé. C’est du passé, du passé de l’ancienne alliance dont on parle ici.

Chouraqui ne s’est d’ailleurs pas trompé, lui qui seul traduit les versets du 51 au 55 au présent, car l’amour maternel, originel de Dieu vers Abraham et sa descendance s’étendra pour toujours, comme il l’a promis. De plus là où, au verset 51, le nom d’Israël apparaît en fin, les différentes traductions chrétiennes, portent : « Il a secouru Israël son serviteur », alors que Chouraqui écrit : « Il soutient Israël son enfant. »

On revient donc aux enfants, un enfant qui prend la place d’un autre, un pacte nouveau qui remplace l’ancien ? Dans les entrailles de Dieu il n’y a pas de partition, et dans le temps de Dieu, il n’y a pas un ancien temps et un nouveau temps, car tous sont présents à Dieu au même temps.

Regardons notre chant : il se conclut sur le rappel que la promesse faite à Abraham est pour toujours.

Regardons notre texte, son dernier verset, c’est à nouveau une histoire de femmes : « Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle. » C’était au sixième mois de la grossesse d’Elisabeth (Luc 1, 28) que l’ange Gabriel avait été envoyé à Marie. Elle y reste donc jusqu’à la naissance de Jean, elle aide sûrement Elisabeth à accoucher, puis elle rentre chez elle. Témoin de cette naissance, dont l’une ne remplace pas l’autre, mais l’accompagne.

Les deux histoires se poursuivent l’une à côté de l’autre. Celle d’Elisabeth et Zacharie, prêtre au Temple, et de leur fils, Jean qui sera dans nos évangiles le dernier des prophètes d’Israël, le prophète de son Messie, mais jamais un chrétien. Celle de Marie et de son fils, Jésus, qui ne sera pas le Messie d’Israël mais le sauveur du monde.

Marina

Autres lectures : Sophonie 3 : 14-18, Esaïe 12

dimanche 30 mai 2010

Miettes de la table, Jean 16:12-15

30 mai 2010, 9e dimanche du temps ordinaire, Jean 16:12-15

Dieu ne nous raconte pas tout. Pourquoi ? Essaie-t-il de nous tourmenter en cachant une partie de la vérité ? Nous méprise-t-il ? Nous prend-il pour des idiots, pour de simples enfants ?

Non, la clé se trouve dans la seconde partie du verset 12 : « mais vous ne pourriez pas les supporter maintenant. » Voilà encore un autre exemple de la grâce débordante de Dieu.

Comme Paul l'a dit : « à présent, nous ne voyons qu'une image confuse, pareille à celle d'un vieux miroir. » (1 Corinthiens 13:12) Dans un sens, nous sommes vraiment des enfants en comparaison de Dieu. Tant de choses distraient notre attention – nos problèmes personnels, notre sexualité, etc…

En plus, il y a des aspects de Dieu – sa beauté, son amour, sa vérité – qui sont tellement grands et mystérieux, voire terrifiants, que nous serions détruits simplement en les apercevant. Dieu nous protège en se cachant dans une certaine mesure. Vous rappelez-vous la manière dont Dieu s'est révélé à Moïse ? « Quand je passerai en manifestant ma gloire, je te cacherai dans un creux du rocher en te couvrant de ma main, jusqu'à ce que je sois passé. Ensuite, je retirerai ma main et tu pourras me voir de dos, puisque l'on ne doit pas me voir de face. » (Exode 33:22-23)

Pourrions-nous supporter être en présence de Beauté pure, d'Amour pur, de Vérité pure ? Est-il même possible d'y être sans nous rendre compte de nos nombreux défauts ? Non, une telle prise de conscience nous écraserait.

Nous devrions être reconnaissants que Dieu ne nous raconte pas tout. Nous l'entendrons quand nous serons prêts, quand il nous aura préparés. Loué soit-il !!!

Fred WELLS

Autres lectures: Psaume 8, Proverbes 8 : 22-31, Romains 5 : 1-5

dimanche 23 mai 2010

Miettes de la table, Jean 14:15-16, 23b-26

23 mai 2010, dimanche de Pentecôte, Jean 14:15-16, 23b-26

La Pentecôte, cinquantième jour après Pâques. Curieusement c’est un chiffre et non pas un événement qui donne le nom à une des fêtes chrétiennes les plus importantes.

- Attends, ça fait déjà cinquante jours depuis la fête de la Résurrection, attendue avec impatience, avec préparation spirituelle et physique ? Je me rends compte que, par rapport à l’intensité avec laquelle j’ai vécu les jours du Carême, les « cinquante jours » suivants sont passés beaucoup trop vite ; l’occasion alors de m’arrêter et de réorganiser, de réorienter ma vie spirituelle.

Le texte d’aujourd’hui est tiré du Discours de la Cène (Jean 13 – 17) : La veille de sa Passion, lors du dernier repas avec ses disciples, Jésus leur annonce la suite des évènements : entre autres, la trahison de Judas, le reniement de Pierre, puis son propre départ, choses incompréhensibles et effrayantes pour ses auditeurs ; d’où les questions incrédules que lui posent Pierre, Thomas, Philippe et autres, questions humaines que toi et moi, nous aurions pu poser à leur place…

Voilà que Jésus, voyant la détresse et l’irritation de ses proches, annonce l’envoi de l’Esprit Saint, « un autre Paraclet » [à l’origine : terme juridique grec, signifiant « avocat », « auxiliaire », « défenseur »], le consolateur, défenseur, réconfort comme l’on peut lire dans d’autres versions ; il promet la manifestation divine perpétuelle dans le cœur de l’homme qui ravivera l’enseignement du Christ après son passage sur terre, à une seule et unique condition : de l’aimer et d’aimer autrui.

Dix jours après l’Ascension du Christ, ces mêmes disciples sont réunis à Jérusalem, le jour de la Pentecôte, « de la Cinquantaine », fête juive qui, cinquante jours après la Pâque, commémorait l’alliance du Sinaï entre Dieu et Israël.

Nous connaissons la suite, comme c’est rapporté dans le deuxième chapitre des Actes des Apôtres : l’Esprit Saint se manifestera physiquement (« un bruit qui venait du ciel », les fameuses « langues de feu » qui se posaient sur chacun d’eux) et remplira d’une énergie bouleversante ceux qui aiment le Christ : une énergie qui permet de surmonter la crainte, la timidité, et qui se répand miraculeusement sur la foule présente, au-delà des frontières linguistiques (« Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? ») et culturelles (il suit une longue liste des noms des peuples représentés dans la foule, dont la diversité a trouvé une visualisation magnifique dans le frise du célèbre tympan de la basilique de Vézelay).

Ce « Dieu en nous » (Klaus Douglass), une des trois personnes de la Trinité avec le Père (« Dieu au-dessus de nous ») et le Fils (« Dieu avec nous »), produit un changement, un renouvellement fondamental dans le cœur de celui qui s’ouvre à lui, il « allume la lumière en nos sens », il « verse l’amour en nos cœurs » comme le dit l’hymne Veni Creator Spiritus du neuvième siècle.

D’ailleurs, la mise en musique de ce texte par Gustav Mahler dans sa huitième symphonie, onze siècles plus tard, rend audible l’expérience de cette force créatrice, bouleversante, rénovatrice, universelle que Jésus promet aux siens au moment de la détresse, de l’incertitude, de l’irritation.

Roger WOLF

Autres lectures : Psaume 103, Actes des apôtres 2 : 1-11, Romains 8 : 8-17

samedi 22 mai 2010

Miettes de la table, Jean 7:37-39

22 mai 2010, veille de Pentecôte, Jean 7:37-39

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi. De son sein couleront des fleuves d’eau vive. » Qu’est-ce qui peut ou pourrait étancher notre soif, combler notre manque ? Nous cherchons à le combler de différentes façons, toujours insatisfaisantes et qui nous laissent à chaque fois un peu plus vides, « altérés », un peu plus souffrant du creux, de l’espace de manque qui semblerait nous déterminer ou même nous constituer.

Seule une rencontre avec Jésus peut nous placer profondément au cœur de cette interrogation. La rencontre de Jésus avec la Samaritaine éclaire notre texte d’une lumière vive. Cette femme est une femme de désir, et elle a soif d’une eau qui pourrait la désaltérer, non seulement pour un instant mais pour toujours. Jésus vient la rejoindre là où elle est, dans sa soif ; pas à pas, après tout un itinéraire, il la conduit vers sa source.

Eux que tout sépare extérieurement découvrent qu’ils ont profondément besoin l’un de l’autre, peu importe d’ailleurs tout ce qui aurait pu se passer. L’histoire de la Samaritaine, c’est l’histoire d’un désir qui ne se laisse pas combler par des objets, d’un vide qui ne se laisse pas remplir par des riens, d’un manque qui ne se laisse pas séduire par n’importe quoi. Suivre cet itinéraire n’est peut-être pas sans vertige, c’est en tout cas une voie sans illusions, la réponse à une soif qui ne saurait se satisfaire d’aucune eau qui ne serait pas l’« eau vive ». L’eau même de la Source qui appelle une telle soif creuse un tel manque, une ouverture ou une capacité infinie que seul l’Infini peut combler.

Pour aller vers cette source, Jésus nous invite à creuser notre propre puits, c’est-à-dire notre propre désir ou notre propre manque. Mais chacun de nous le sait et l’a déjà expérimenté, « on n’a jamais assez, plus on en a, plus on en veut », il y a une soif qui, en nous, ne dit jamais « assez » mais « encore, encore »… Je pensais trouver dans l’achat de telle ou telle chose la réalisation de mes rêves, mais je me rends compte que ce n’est pas encore ça, le désir est toujours plus vif, de plus en plus vif, je pensais combler mon manque… Jésus nous délivre le cœur de ces attachements aux objets du désir, afin que nous demeurions libres d’aimer les choses pour ce qu’elles sont et de ne demander l’infini qu’à l’infini. « Si tu savais le Don de Dieu », cela veut dire aussi : si tu savais que la Source est en toi, la Source du Don.

Cette soif, chaque fois qu’elle existe est signe d’un amour qui est manque et dénuement autant que richesse et plénitude. Pourquoi la promesse d’une fécondité plus mystérieuse ne se trouverait-elle pas aussi contenue, comme une source cachée dans l’amour d’un homme pour un homme, d’une femme pour une femme ? Le Dieu vivant n’assigne aucune limite à la puissance de sa grâce qui brise les sceaux et libère les sources ! Au cœur d’existences parfois blessées par ce désir, brûlées à ce feu, Lui seul saura encore avec sa douceur et sa tendresse desceller la source captive qui coule de nos vies.

Laissons au Christ le soin de libérer les fleuves d’eau vive pour nous abreuver, abreuver ceux qui peinent sur les chemins d’exode…

Dominique GOBLET

Prière

Seigneur, toi le Rocher d'où jaillissait l’eau vive qui a étanché la soif de ton peuple durant sa longue marche au désert, toi qui as permis que coulent de ton côté ouvert sur la Croix l’eau du Baptême et le sang de l’Eucharistie, creuse en nos cœurs le désir de ton eau vive, celle qui irrigue et réjouit la Cité sainte; fais surgir au plus profond de nous le désir de t’aimer et d’aimer nos frères. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Autres lectures: Psaume 103, Joël 3 : 1-5a, Romains 8 : 22-27

dimanche 16 mai 2010

Miettes de la table, Jean 17 : 20-26

16 mai 2010, 7e dimanche de Pâques, Jean 17 : 20-26

Je leur ai fait connaître ton nom …

Un peu avant ce passage, Jésus, en présence de ses disciples et après le départ de Judas s’est présenté comme chemin vers le Père et a évoqué la maison du Père où il y a plusieurs demeures… A présent, en écho à ce passage, l’évangile rapporte sa prière personnelle, moment où il remet sa mission, sur le point de s’arrêter, entre les mains de son Père.

Où vont ces paroles intimes ? Qu’expriment-elles ? Que me disent-elles de celui qui les prononce ?

La tradition hébraïque assimile l’être d’une personne à son nom. Nous gardons d’ailleurs ce mode de pensée. Je puis ainsi dire que je suis Thierry, un être humain facilement identifiable en fonction d’un certain nombre de données précises qui fondent mon existence. Dans sa prière, Jésus rappelle qu’il est venu pour faire connaître le nom de son Père. Les Juifs, pour nommer Dieu sans l’emprisonner dans un mot/idée qui le réduirait, utilise par exemple un mot, YHVH, qui est à proprement parler indicible. Dieu est ainsi appelé Adonaï (Seigneur) ou Ha Shem (Le Nom par excellence) ou par d’autres appellations qui ne sont qu’une facette de son insaisissable existence irréductible à une seule appellation. En s’adressant à Lui ici, Jésus change complètement ces données. Il est dans une relation intime avec Dieu qui le fait appeler tout simplement Père. Mot bien commun et parlant pour les êtres engendrés que nous sommes. Connu ou inconnu, nous avons toutes et tous un père. Jésus remplace l’insaisissable par le familier, l’éloignement par l’intimité.

Là ne s’arrête pas l’intimité de Jésus et de ce Père. Il y a union entre eux, communion. « Tu es en moi et je suis en toi ». Quelle formule étonnante ! D’ordinaire, un individu doté d’un nom est une entité simple, je veux dire seule. Jésus nous révèle ici qu’il est en fait et pour ainsi dire deux. Son être est habité par un autre que lui : le Père habite son espace intérieur, Il est EN lui. De même, pour ce Père, habité aussi par le Fils qui est EN Lui. Le Père est aussi pour ainsi dire deux. Il y a progression de l’intimité à la communion appelée l’ »unité parfaite ». Mais ce n’est pas tout, l’espace intérieur du Père qui est aussi celui du fils s’élargit avec générosité.

Une maison à plusieurs demeures …

« Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés, soient aussi avec moi » Voici que Jésus, qui est en son Père (et inversement), fait de la place pour ses disciples, eux aussi familiers du Père et pour tous les futurs connaisseurs du Nom. Quelle vaste maison, combien de demeures ! Combien de personnes sont EN Lui et l’ont EN elles !

L’amoureux du Christ est en Lui, et Lui en cette personne mais aussi dans le Père et Lui, le Père, est aussi en cette personne également. C’est cela l’ « unité parfaite ».

Voilà qui est complexe et qui défit notre raisonnement, calqué sur du matériel (un objet occupe une seule place) et de l’humain : un individu égale une personne sauf cas de dédoublement pathologique de type Docteur Jekyll et Mister Hyde.

Qu’en est-il de la vie spirituelle, de l’existence de Dieu, en Dieu ?

« Afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux »

« Pour qu’ils soient un comme nous sommes un »

Les lois physiques ne sont plus valides pour parler de réalités spirituelles. La prière de Jésus nous révèle une grande vérité d’un autre ordre, cœur de sa mission et de sa révélation. Elle redistribue complètement les cartes de la relation à Dieu. Dieu, par Jésus et depuis Jésus, n’est plus seulement un Nom indicible, ou l’Etre parfait, ou dissocié du monde et insaisissable. Il est EN nous et nous EN Lui. Pourquoi et comment ?

Jésus nous révèle ici que s’opère en Lui, comme en son Père, comme en nous, la communion de l’Amour, de l’Aimant et de l’Aimé/e, les trois composants de l’unité parfaite.

Thierry SERENO

Prière :

Dans un monde écartelant, dans des églises trop souvent à l’image d’hommes et de femmes eux-mêmes écartelés, dans des situations qui divisent les individus et mon espace intérieur parfois au péril de mon équilibre, Seigneur Jésus, continue à prier pour moi afin que cette unité avec le Père, le tien et le mien, soit la source de choix faits par Amour.

Dans cette relation avec Toi, le Fils et Toi le Père, permettez moi le tête à tête, si nécessaire aux amants mais donnez moi aussi des frères et des sœurs me montrant que ta demeure est faite pour s’élargir en plusieurs pièces où chacun/e a sa place.

Autres lectures : Psaume 96, Actes des apôtres 7 : 55-60 , Apocalypse 22 : 12-20

vendredi 14 mai 2010

Prière inclusive 2

Dans le cadre de la campagne IDAHO 2010, nous vous proposons des exemples de prière inclusive.
    Prière d’un frère homo …

    Pour ceux qui condamnent l’Exclu,
    Cet « autre », battu par ses frères
    Avec des mots, avec des pierres,

    Seigneur, nous Te prions.

    Pour ces croyants au cœur repu
    Qui bannissent de leurs prières
    L’homo et la femme adultère,

    Seigneur, nous Te prions.

    Pour que Ta Justice s'exerce
    Sur ceux qui n’ont pas de justice,
    Pour les ayatollahs du vice,

    Seigneur, nous Te prions.

    Pour l’homme aux paroles perverses
    Qui travestit en sacrifice
    L’homo dont il boit le calice,

    Seigneur, nous Te prions.

    Pour ceux qui condamnent à l’oubli
    Tes martyrs de miséricorde
    Auxquels ils ont passé la corde...

    Seigneur, nous Te prions.

    Pour l’homo qui perdit la vie
    Au camp de la haine et de l’ordre,
    Triangle de sang qui déborde,

    Seigneur, nous Te prions.

    Pour notre humanité blessée,
    Pour l’homosexuel humilié,
    Pour le respect, la dignité,
    Seigneur Dieu, Esprit Créateur, nous Te prions !

    Que Ta Paix descende sur nous !
    Ouvre nos cœurs à Ta Présence !
    Que Ton Amour soit notre flamme,
    Ta Justice notre combat,
    Ta Parole notre espérance !
    Car c’est lorsque nous sommes faibles que Tu nous fortifies,
    C’est lorsque nous sommes désespérés que Tu nous consoles,
    C’est lorsque nous sommes dans la crainte d’aimer que Tu nous enseignes.

    Aussi, nous nous tournons vers Toi, Mon Dieu,
    Te désignons à nos prières
    Nos frères de lutte, nos adversaires,
    Pour l’amour de Ton Amour. Amen.

    jeudi 13 mai 2010

    Miettes de la table, Luc 24 : 46-53

    13 mai 2010, ascension de Jésus, Luc 24 : 46-53

    Cet extrait s'ouvre sur un programme, la liste de ce que vont avoir à réaliser les apôtres dans les Actes des apôtres. Aller vers les nations pour témoigner de la mort et de la résurrection, partir sur les routes pour proclamer le pardon des péchés, le changement de vie…

    Nous savons qu'ils le feront : nous connaissons la suite. Mais pour eux, à ce moment-là, c'est impossible à entendre : leur foi est en miette. En bons juifs, ils croyaient que le Messie allait faire tomber le pouvoir romain. Non seulement, il a échoué, mais il a été tué. Depuis, il est réapparu, mais ils ont du mal à croire à la résurrection, et il va à nouveau disparaître. Ils ne sont pas en état pour annoncer quoi que ce soit.

    Que se passe-t-il alors ? Juste avant, les pèlerins d'Emmaüs - en fuite ? - rencontrent Jésus qui les fait "retourner à Jérusalem". Ensuite, Jésus apparaît aux apôtres et les déplace de Jérusalem - où ils sont cachés, terrés, terrorisés - à Béthanie. Ils ne profitent pas d'être miraculeusement sortis de la ville pour fuir. Ils vont "retourner à Jérusalem".

    Retourner à Jérusalem, c'est retourner sur lieu du rejet par le judaïsme de Jésus et des premiers chrétiens. Mais aussi dans la capitale de la Loi, des Psaumes et des prophètes, donc d'un patrimoine, de ressources pour la vie et la lutte. Se remettre dans une histoire plus longue que les chocs et les violences récents, la précarité du présent.

    Retourner à Jérusalem, c'est retourner sur le lieu de Jésus livré, torturé, insulté, mis à mort. Le lieu du traumatisme, de la haine. Mais aussi d'un drame retourné en fierté, en message, en cœur de la foi : il fut torturé, mis à mort puis ressuscitée le troisième jour.

    Et c'est de Jérusalem qu'ils vont repartir, en mission.

    Et, nous quels sont les Jérusalem vers lesquelles nous avons peur de retourner ? Histoires familiales, conflits avec nos proches, utopies déçues, lieux de violences et de rejets ? Pouvons-nous y retourner ?

    Prendrons-nous le risque de revenir sur nos Jérusalem, pour les briser comme lieux tabou, désactiver la violence qu'elles conservent par la distance ?

    Prendrons-nous le risque de les relire différemment, de faire émerger des sens que leur violence nous avait caché, de transformer leurs insultes en fierté, de se réapproprier leur patrimoine qui - après tout - nous appartient aussi ?

    Au début du même chapitre, les femmes aussi "retournent" quelque part. Au tombeau - qui est à Jérusalem. Et elles retournent à un tombeau vide.

    Prendrons-nous le risque de voir que dans nos Jérusalem, nos morts, nos cadavres n'y sont plus, ne sont peut-être plus que des fantômes ?

    Jésus nous dit qu'il est possible de retourner à Jérusalem, de retourner Jérusalem. De mort, retourner nos Jérusalem en vie.

    Stéphane LAVIGNOTTE

    Autres lectures : Psaume 46 , Actes des apôtres 1 : 1-11 , Ephésiens 1 : 17-23 , Hébreux 9 : 24 – 10 : 23

    lundi 10 mai 2010

    La Mission évangélique de France officiellement inclusive !

    Réunie en assemblée-générale le dimanche 8 mai, la Mission populaire évangélique de France (MPEF) a adoptée une motion d'orientation dans laquelle elle se définie officiellement comme inclusive, devenant la première église de la Fédération protestante de France a prendre un tel engagement.

    Partant du constat de la diversification des milieux populaires, de leur recherche "de nouvelles espérances et de nouvelles formes de vie communautaires et d'inclusion", définissant son projet comme celui d'une "parole de liberté et de réalité adressée au milieu populaire", reçue de Jésus de Nazareth, elle estime que "cette parole s'oppose radicalement à tout système de domination qui écrase et nie les personnes. Par elle, nous sommes porteurs d'une inclusivité ouverte à toute les différence, d'un humanisme qui valorise chaque personne et d'une espérance qui bâtit des ponts, autrement dit, d'un évangile implicite."

    La MPEF avait été la première, en janvier 2009, à autoriser ses pasteurEs à célébrer des bénédictions pour des couples de même sexe. Depuis, deux bénédictions ont eu lieu à La Maison verte (Paris 18e), la bénédiction d'un couple hétéro pacsé a été autorisé pour la Fraternité de la Belle de mai à Marseille.

    dimanche 9 mai 2010

    Miettes de la table, Jean 14 : 23-29

    9 mai 2010, 6e dimanche de Pâques, Jean 14 : 23-29

    Notre passage associe trois mots qui peuvent résumer l’aspiration humaine au bonheur : amour, paix et joie.

    Chacun d’entre eux est défini d’une manière qui nous invite au déplacement.

    L’amour n’est pas ici vu sous l’angle du sentiment mais comme un lien durable qui repose sur une alliance. Aimer Jésus, c’est rester fidèle à sa Parole et vivre de sa présence : rien à voir donc avec une obéissance servile !

    La paix que Jésus donne est distinguée de celle que le monde donne ; peut-être parce qu’elle n’est pas dépendante des circonstances mais de la fidélité de son amour. C’est pourquoi Jésus l’associe à une invitation à délaisser la peur pour choisir la confiance.

    La joie est quant à elle liée à ce qui pourrait être cause de tristesse pour les disciples : l’absence de Jésus !

    L’amour, la paix et la joie qui sont ici évoqués sont présentés comme étant liés au Père et au Fils, donnés par eux aux disciples.

    Mais ils ne peuvent se comprendre sans cet autre cadeau du Père et du Fils qu’est le Paraclet : mot difficile à traduire et qui évoque le défenseur ou plus justement l’avocat. Avocat de Jésus dont la mission première est de nous rappeler les promesses de Jésus, de les appliquer à nos vies et de nous en faire vivre au quotidien.

    Jean VILBAS

    Autres lectures : Psaume 66 , Actes des apôtres 15 : 1-29 , Apocalypse 21 : 10-23

    vendredi 7 mai 2010

    Prière inclusive 1

    Dans le cadre de la campagne IDAHO 2010, nous vous proposons des exemples de prière inclusive.

      Dieu, Seigneur, Père,

      Tu es le seul Dieu et chacun est unique devant ton amour,

      Devant toi il n’y a ni majorité ni minorité,

      Il n’y a que ceux que tu appelles, que tu choisis, que tu sauves.

      Tu nous as donné tes commandements pour que nous témoignions que ton amour est universel,

      Et qu’aucun homme, aucune femme n’en est exclu, même si ses orientations sexuelles ne correspondent pas aux normes religieuses transmises et imposées de génération en génération.

      Tu as donné ton amour non pas pour qu’il divise mais pour qu’il rassemble.

      Á qui irions-nous, Seigneur, quand ceux que tu as choisis pour témoigner de ton amour pour tous les hommes nous tournent le dos ?

      Á qui irions-nous, Seigneur, quand ceux que tu as choisis pour guider et enseigner ton peuple prétendent connaître à ta place ce qui est bien ou ce qui est mal, alors que tu ne leur demandes que de respecter ta justice ?

      Devons-nous renoncer à ton amour sous prétexte qu’ils croient que tu es incapable de nous aimer ?

      Devons-nous renoncer à ton Esprit sous prétexte qu’ils n’acceptent pas que tu puisses nous le donner ?

      Aide-les à dépasser les superstitions et les traditions mortes pour aller vers la liberté et la fécondité.

      Donne à tes fidèles d’inventer un amour qui, tournant le dos au rejet et à la condamnation, n’efface pas les différences mais les rende justes et fertiles.

      Nous ne demandons pas ton pardon pour ce que nous sommes puisque tu connais notre innocence, c’est toi qui nous as fait.

      Mais nous te demandons pardon pour le désespoir qui parfois nous saisit.

      Il est désespérant d’être rejeté par ceux que nous aimons et qu’une prédication erronée éloigne de nous.

      Ceux que nous aimons et respectons et dont nous attendons soutien et accueil.

      Tu nous as placé au milieu de parents, de frères et sœurs, d’amis, qui parfois ne veulent plus l’être quand ils découvrent comment tu nous as fait.

      Nous savons que tu nous aimes et nous protèges, et nous ne quitterons pas les communautés que tu rassembles pour témoigner de ta lumière.

      Permets à nos frères en religion de le comprendre et d’accepter que ton amour dépasse leur imagination.

      Aide-nous à accepter notre propre mystère, tu nous as donné à nous-même, mais nous sommes tous passé par un moment de doute : « pourquoi m’as-tu fais comme cela ? »

      Cette question devient notre chemin quand nous voyons croître en nous l’humanité.

      La part que tu nous en as réservée nous voulons la servir.

      Il n’est pas d’autre fidélité à toi que d’être fidèles à nous-mêmes.

      Notre aventure spirituelle passe par l’élucidation du mystère que nous sommes à nous-même avant de l’être pour les autres.

      Elle débouche sur une confiance renouvelée dont nous voulons témoigner, notre vie est une histoire où Dieu s’annonce.

      Faudra-t-il pour vivre respectés et fiers que nous quittions la communauté de tes croyants, comme beaucoup de responsables ou de fidèles nous y engagent pour être tranquilles ?

      Faut-il que nous inventions d’autres voies que celles que tu ouvres à tes disciples pour être tes témoins ?

      Non, car témoins de ton amour nous le sommes, notre fidélité d’hommes et de femmes en ce monde est de te servir sans nous trahir,

      d’aller vers nos frères sans mensonge,

      et de te louer sans réserve,

      Dieu, Seigneur, Père, Toi qui es l’unique, nous te bénissons.

    Prière proposée par Jacques M.

    lundi 3 mai 2010

    Campagne IDAHO-Religions : communiqué de presse

    Paris, le 1er mai 2010

    Communiqué de presse

    Résumé : à la veille de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, qui sera célébrée le 17 mai prochain, et dont le thème porte cette année sur les religions, la Commission Justice et Paix de la Conférence des Evêques de France et plusieurs associations LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans) proposent ensemble une opération inédite : une Prière Universelle, qui sera diffusée dans les paroisses, dans les communautés... sur Facebook et sur Twitter !

    ***

    La Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie sera célébrée le 17 mai prochain, dans plus de 60 pays à travers le monde. Cette année, le thème de la campagne concerne les religions. Plusieurs actions auront lieu à cette occasion, dont l'une, totalement inédite : il s'agit de la « Prière universelle contre l'homophobie et la transphobie ». Celle-ci sera diffusée dans les paroisses, dans les communautés... sur Facebook et sur Twitter !

    Pour les croyantes et les croyants, la prière universelle est un moment fort de la liturgie. Formulée à haute voix au cours de la célébration, elle invite l'assemblée à prier ensemble pour telle ou telle cause, que l'on recommande à leur attention commune. Cette année, nous proposons que lors des célébration religieuses qui précéderont le lundi 17 mai, la prière universelle puisse porter sur la lutte contre l'homophobie et la transphobie.

    Plusieurs associations LGBT participant à la campagne IDAHO-Religions ont donc sollicité la Commission Justice et Paix de la Conférence des Evêques de France. Et ensemble, elles ont élaboré deux prières universelles. Nous invitons donc le public à les utiliser de deux façons diverses:

    1/ Lors des célébrations religieuses

    Nous invitons les fidèles à solliciter les célébrants de toutes les religions, en leur demandant d'intégrer à la célébration du week-end juste avant le 17 mai un moment de prière universelle contre l'homophobie, sur le modèle proposé ci-dessous.

    En cette veille de journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, donne-nous Seigneur de savoir dénoncer toute forme de violence.

    En cette veille de journée contre l'homophobie et la transphobie, donne-nous Seigneur de défendre la dignité inconditionnelle de chaque être humain.

    Si vous avez une réponse favorable de votre célébrant, n'hésitez pas à nous en informer en écrivant dès que possible à lgtin@idahomophobia.org, afin que nous ayons la liste des communautés participant à l'opération.

    2/ Sur Twitter et Facebook

    Nous invitons les croyantes et les croyants à diffuser sur leurs pages et leurs groupes Facebook ainsi que sur leurs comptes Twitter les deux messages suivants :

    #pridaho En cette veille de l'IDAHO, donne-nous Seigneur de savoir dénoncer toute forme de violence.

    #pridaho En cette veille de l'IDAHO, donne-nous Seigneur de défendre la dignité inconditionnelle de chaque être humain.

    Par ailleurs, sur le site de David et Jonathan (http://www.davidetjonathan.com/) et sur celui de la maison verte (http://www.lamaisonverte.asso.fr/), d'autres prières contre l'homophobie et la transphobie seront bientôt disponibles.

    Contacts presse :

    Louis-Georges Tin

    Président du Comité IDAHO

    06 19 45 45 52

    lgtin@idahomophobia.org

    dimanche 2 mai 2010

    TV : Religion et homophobie sur France 2... A voir jusque demain lundi!

    Sur France 2, la nouvelle émission de Présence protestante, "Protestants, parlons-en !", avait notamment à son sommaire ce dimanche une intervention de Stéphane Lavignotte, pasteur à la Maison Verte et membre du CCI, sur le thème "Religions et homophobie" ...

    Miettes de la table, Jean 13 : 31-35

    2 mai 2010, 5e dimanche de Pâques, Jean 13 : 31-35

    On peut voir dans ce passage de l’Evangile de Jean deux parties. La première m’est personnellement incompréhensible. La Gloire de Dieu. La seconde est le fondement de la vie des Chrétiens qui ont compris que Dieu est Amour. C’est là le message central que Dieu nous dit par son Fils Jésus-Christ. Mais tous ne l’ont pas compris comme l’a dit et le dit encore la prophétie d’Isaïe.

    Une fois Judas sorti pour aller vendre Jésus, le Verbe (ou le Logos) parle de sa glorification par Dieu et en Dieu. Grande complexité du Mystère trinitaire : Dieu en trois personnes. Gloire de Dieu, gloire des Hommes. Cela ne se ressemble pas. C’est parce que Jésus passe par la Croix qu’Il devient glorieux. C’est en s’abaissant à la crucifixion (châtiment ultime des jugés criminels) qu’Il se glorifie, qu’Il s’élève dira Paul plus loin dans ses Epîtres. Par cette croix, Jésus-Dieu vient nous rejoindre sur nos croix. Tous nous avons dans notre vie des moments de crucifixion ; des deuils, des maladies, des handicaps. Parfois même ces états que l’on perçoit comme des fardeaux peuvent aussi se transformer en résurrections. Récemment atteint par la maladie et le décès de ma mère, j’ai vécu ce moment comme un fardeau. Soit, ma mère est partie. C’est dur, mais tout cela nous a rapproché mes sœurs, mon père et moi. Et puis un jour, je la retrouverai comme les disciples retrouveront Jésus.

    Au delà des fameux dix commandements de Moïse, il existe un autre commandement qui résume car il englobe tous les autres commandements. C’est celui de l’Amour. Non pas un amour platonique, superficiel ou purement sexuel mais un amour « comme je vous ai aimés ». C’est-à-dire un amour jusqu’à la croix. Et ce qui fait suite, jusqu’à la Résurrection. L’Amour de Jésus est un don de sa vie. Un don à l’Autre. Cela peut paraître difficile à faire. Les autres commandements étaient difficiles, mais celui-ci est encore plus « coton ». Donner sa vie. Et Jésus de dire que c’est comme cela que le monde reconnaîtra les Chrétiens. Ce n’est pas en versant une dîme, ou en ayant des responsabilités dans une Eglise que l’on est disciple de Jésus. Non, c’est en donnant sa vie par amour aux autres. Dans notre monde contemporain, nous avons de multiples exemples de don total de la vie pour les autres. L’Abbé Pierre, Mère Teresa, Frère Roger… sont en effet des Disciples du Christ. En d’autres temps, nous avons eu d’autres exemples comme l’attestent les registres des saints : Martin Luther King, Martin, Côme et Damien, Cyrille et Méthode, Blandine, Pierre, Etienne… Alors de nous jours même si cela est difficile, il nous faut nous aussi devenir des disciples de Jésus en nous aimant les uns les autres comme Dieu nous aime. Et cela dépasse la haine. Puisque Jésus est ressuscité, l’Amour dépasse la mort.

    Au-delà des hommes religieux, il y a Dieu. Ce sont les traces du Dieu d’Amour que j’ai trouvées puis enfin Dieu lui-même. Merveille. Splendeur. Après de telles expériences, il n’est plus difficile d’aimer l’Autre. Pour moi qui étais catholique-romain, l’appel à la sainteté fut mon leitmotiv pendant mon enfance et mon adolescence ; maintenant, je suis vieux-catholique et c’est le don humble de moi-même qui est mon moteur. J’essaie de m’abandonner à Lui. Afin que ce commandement d’Amour n’en soit plus un mais une évidence vers laquelle je me tourne sans effort. Alors la difficulté disparaît. Dieu est Amour.

    Damien

    Autres lectures : Psaume 144, Actes des apôtres 14 : 21-27 , Apocalypse 2 : 1-5