vendredi 25 juin 2010

Cet été, France Inter propose une série d'émission sur l'homosexualité

Une nouvelle émission Je t’aime pareil, diffusée tout l’été sur France Inter, va aborder chaque samedi la question de l’homosexualité dans la société pour tenter de faire un état des lieux. Animée par Harry Eliezer et la journaliste Marjolaine Koch, la première émission de la série sera diffusée le 26 juin à 21h.

"Nous nous intéressons beaucoup à l’idée de différence, c’est pourquoi nous avons choisi ce sujet. J’ai le sentiment qu’on n’a pas forcément besoin d’être homo pour s’y intéresser", confie Harry Eliezer.

Au programme plusieurs thèmes, comme "Le jour où j’ai su", "Papa, maman, chéri(e), les enfants : je suis homo", l’homosexualité hier et aujourd’hui, l’homoparentalité, le sport et l’homosexualité, homos croyants et pratiquants. A chaque émission, un témoignage en rapport avec le sujet traité sera sollicité par téléphone dans un pays étranger ; en studio, deux personnes parleront de leur quotidien ; divers spécialistes seront interrogés.

"Nous recevrons par exemple un professeur belge qui a été le premier à pratiquer des inséminations artificielles sur des lesbiennes en Belgique. L’idée n’est pas d’apporter un oeil de spécialiste, mais de nous parler d’une expérience personnelle : pourquoi ce professeur a-t-il pris ce risque alors que cette pratique était interdite dans son pays à l’époque", souligne Harry Eliezer.

Programme de l'émission Je t'aime pareil :

26 juin« Le jour où j’ai su »

10 juillet « Papa, maman, les copains… chéri(e): je suis homo »

17 juillet « L’homosexualité hier et aujourd’hui »

24 juillet « Les différentes manières de gérer son homosexualité »

31 juillet « Marié à tout prix »

7 août « L’homoparentalité »

14 août « Chez moi, ça ne se fait pas »

21 août « Homo, croyant et pratiquant »

28 août « Sport et homosexualité »

lundi 21 juin 2010

Célébration inclusive pour la Marche des Fiertés


Ce vendredi 25 juin à 19h30, à la veille de la Marche des Fiertés parisienne, se tiendra une célébration oecuménique et inclusive à la cathédrale américaine de Paris. Pour la première fois cette année, différents groupes et associations LGBT chrétiens (David et Jonathan, la communion Béthanie, le groupe Lambda, La Maison verte) se sont associés pour une célébration commune : toutes les personnes LGBT et leurs amiEs sont les bienvenues !

dimanche 6 juin 2010

Miettes de la table, Luc 9:11b-17

6 juin 2010, 10e dimanche du temps ordinaire, Luc 9:11b-17

Une des prières eucharistiques que j'aime le plus, c'est la prière C du Livre de la Prière Commune (LPC) de l'Église Épiscopale des États-Unis (ou prière alternative A du LPC Brésilien). Elle nous invite à voir la main de Dieu dans le monde qui nous entoure et aussi, à faire des royaumes de ce monde le royaume de Dieu.

Malheureusement, ce sont deux choses très difficiles à voir dans les églises chrétiennes de nos jours. L'Église s'est fermée et ne fonctionne que comme un club privé pour une caste de personnes. Un groupe des gens qui se rencontrent pour faire partie d'une assemblée temporaire - un meeting... Et, à la fin, tous vont retourner à leur maison, jusqu'à la prochaine réunion.

L'ecclésiologie des apôtres est très similaire à ce qu'on voit aujourd'hui. Ils s’approchent de Jésus pour lui dire que c'est l'heure de renvoyer chacun chez soi le groupe énorme de gens qui est resté avec eux. Jésus, au contraire, a une vision très radicale : leur donner à manger. L'Église de Jésus a une approche complètement différente. Elle nourrit les communautés. Elle multiplie les ressources. Elle est source de vie.

Notre temps est un temps de relativité et de multiples opportunités. L'institution-Église n'a plus les clés pour accéder au ciel. Elle a perdu la capacité, en général, de dialoguer avec la société, et est devenue semblable au type d'église que les apôtres imaginaient après avoir connu Jésus : un ensemble d'assemblés où des gens se rencontrent, écoutent un discours pré-formaté et, à la fin, s’en retournent chacun à sa demeure. Et c'est pour ça que, peut-être, l'Église est chaque fois moins reconnue comme une institution sérieuse dans notre société.

Il y a, toujours, le rêve de restituer l'Église conformément à la vision que Jésus a essayé de nous montrer. Il faut apprendre à multiplier les pains et les poissons et les distribuer à ceux qui ont faim. Il faut attirer les multitudes et être une seule communauté avec eux. Il faut être solidaire et atteindre les minorités qui ont été exclues des temples pour presque 2000 ans. Il faut, peut-être, être l'Église de Christ pour la première fois.

Luiz COELHO

Autres lectures : Psaume 109, Genèse 14 : 18-20, 1 Corinthiens 11 : 23-26